|
Sarbanes-Oxley : peut-on éviter les dérives ? |
|
|
|
|
Depuis 2006, la loi Sarbanes-Oxley, votée en urgence après le scandale Enron, s'applique aux groupes européens cotés à New-York...
Depuis 2006, la loi Sarbanes-Oxley, votée en urgence après le scandale Enron, s'applique aux groupes européens cotés à New-York, ainsi qu'à leurs opérations dans le monde. La mise en œuvre de la section 404 fait l'objet d'une controverse aux Etats-Unis et le coût de l'obligation de mise en conformité est lourd pour les entreprises. En outre, les marchés américains ont perdu de leur attractivité au profit d'autres places financières. Paradoxalement les grands cabinets, critiqués lors des scandales financiers, sont les grands bénéficiaires de cette loi. Dès 2005, La SEC et le PCAOB ont reproché les surcoûts engendrés par la loi et dénoncé les dérives d'audit, souvent mal contrôlées. Pour éviter les dérives de la loi, il importe que les entreprises européennes prennent des décisions comptables et de conformité de manière autonome, c'est-à-dire sans les cabinets d'audit. Cette résistance aux dérives de la loi Sarbanes-Oxley leur permettra de se mettre en conformité avec l'esprit de la loi, dont la finalité est d'obliger les dirigeants à prendre leurs responsabilités.
CALLAHAN, Donald - La Tribune, 19/12/2006
The Sarbanes-Oxley Act of 2002 : http://news.findlaw.com
|