|
Après deux années de pratique des normes IFRS, on constate ...
Après deux années de pratique des normes IFRS, on constate que la plupart des grandes économies les ont adoptées. Les seules grandes exceptions sont le Japon engagé sur la voie des IFRS mais sans date butoir, et les Etats-Unis, dont l'adoption est en cours.
Pour l'IASB (International accounting standards board), les nouvelles normes comptables doivent avant tout correspondre aux besoins des utilisateurs d'information financière, c'est-à-dire les investisseurs, les créanciers et les analystes des agences de notation. Malgré ses efforts, les méthodes et les priorités de l'IASB sont remises en question. C'est le cas notamment de la discussion qui a lieu autour de la norme IFRS 8 sur l'information par secteurs d'activité.
Cette information est essentielle aux analystes et investisseurs pour comprendre les modèles économiques et les risques. Pourtant, un grand nombre d'entre eux considèrent qu'IFRS 8, qui se rapproche de la norme américaine correspondante, présente moins d'exigences que le texte antérieur et laisse aux groupes une marge de manœuvre excessive. Préoccupé par une possible baisse de qualité de l'information financière, le Parlement européen a menacé l'IASB d'un veto. Cette situation devrait s'arranger autour d'un compromis. Le succès des normes IFRS est donc loin d'être garanti et l'IASB risque de faire face à d'autres crises concernant l'adoption des IFRS.
VERON, Nicolas - La Tribune, 19/07/2007 |