Les impôts différés
S’il est un poste au bilan particulièrement compliqué à comprendre, c’est bien celui des impôts différés qu’ils soient actifs ou passifs.
1. Les impôts différés ne correspondent ni à un actif certain d’impôt dont le fisc serait redevable ni à une dette à son égard, mais à des écritures comptables sans nécessairement de contrepartie économique ou de flux. 2. Ils résultent d’écritures comptables déclenchées par une différence entre une valeur fiscale et une valeur comptables (au bilan) ou par une écart entre la comptabilité et la fiscalité (au compte de résultat). Leur contrepartie comptable est soit un poste de compte de résultat, soit les capitaux propres. 3. Si les impôts différés sont obligatoirement constatés en comptes consolidés, leur présence en comptes sociaux n’est pas systématique et dans l’immense majorité des cas, ils n’y sont pas constatés. Peut-on pour autant dire que les comptes sociaux sont faux ? Bien sûr que non ! 4. Au final, les impôts différés sont souvent une pure construction intellectuelle, source de bien des confusions. Ainsi ils sont fréquemment assimilés par des analystes étourdis à des éléments du besoin en fonds de roulement comme un stock ou une dette fournisseur. Quelle erreur ! |