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Un processus n'est pas simplement "une forme" c'est à dire une combinaison d'activités qui produit un output symbolisé par des indicateurs...

Un processus n'est pas simplement "une forme" c'est à dire une combinaison d'activités qui produit un output symbolisé par des indicateurs, objets de gestion replacés dans une institution et organisés par un groupe d'acteurs managers. C'est aussi un contenu social, un engagement d'acteurs au niveau local qui agiront sur la base des significations que les activités auront pour eux.
En position de recherche d'amélioration continue le contrôle de gestion, dispositif de "pilotage flou ", doit renoncer à contraindre les dynamiques de groupe. En effet, la coopération des agents nécessaire à l'efficacité des processus ne pourra être obtenue sans leur adhésion,personnelle et permanente. Se détacher de cette vision normative nécessite que le contrôle, qui intègre l'agent autonome, pose la question de l'articulation de l'individuel et du collectif et non seulement celle des comportements individuels et des compétences cognitives.
Les approches constructivistes centrées sur le sens, et largement reprises nous l’avons vu dans le domaine du contrôle de gestion, mettent en avant la nécessité d’un accord sur le sens,accord qui résulte d’une co-construction et non d’une diffusion. Toutefois ces approches laissent en suspend la question de la motivation des acteurs c’est-à-dire la question de l'incitation à l'engagement dans les processus.
La motivation des acteurs ne peut totalement être saisie au travers de la seule dimension cognitive et de ce fait le contrôle, support d'une régulation conjointe, ne peut simplifier son approche de l'organisation en occultant les logiques d'acteurs et les relations sociales. Dans cette perspective, les dispositifs du contrôle de gestion apparaissent comme des artefacts qui s’inscrivent dans un contexte social et de ce fait acquièrent une dimension sociale. En ce sens, les outils de gestion résultent d'un construit entre l’action humaine et les propriétés du système dans lequel ils s’insèrent ; dans le même temps, ils facilitent et contraignent la conduite de l’action. Il semble important de considérer les outils de gestion comme des objets sociaux à la source d'une dynamique particulière : ils appuient l’action et la coordination et simultanément ils contraignent les actions présentes et futures.
Redaction Babfinance |