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Définition des concepts...
Les principaux auteurs français définissent la comptabilité par activités comme une méthode de calcul des coûts remettant en cause l’approche fondée sur les coûts complets par la prise en compte de la notion d’activités permettant d’apporter une information pertinente quant au pilotage de l’entreprise.
L'innovation provient de la constatation de l’inefficacité des systèmes de contrôle existants, obsolescence mise en avant dans les différents écrits d’Eiler et Goletz en 1982, de Kaplan dans une série d’articles et de Johnson et Kaplan en 1987. La technique de L’ABC, proprement dite, n’apparaissait qu’en 1987. Parallèlement, cette technique fût mise en oeuvre chez John Deere, Hewlett-Packard, Siemens par Robin Cooper. L’apparition de l’ABC est due à la faible pertinence du système de répartition des charges indirectes en fonction des charges directes (essentiellement la main d'oeuvre directe). Ce qui pouvait être pertinent est souvent devenu obsolète. Un système de calcul des coûts figé conduit à la non pertinence des centres d'analyse nécessaire à la mise en place d’un contrôle de gestion efficient.
La méthode des coûts complets permet une liaison quasi immédiate entre la comptabilité analytique et la comptabilité générale. Toutefois, ses résultats peuvent apparaître rapidement non pertinents lorsque leur utilisation ne s’effectue pas de manière critique. A cet égard, nous pouvons retenir quelques éléments permettant d’en apprécier les limites. Le premier est le retraitement des éléments exceptionnels permettant d’obtenir des résultats réellement comparables. Le second est la constit ution de centres d’analyses homogènes (une opération simple) qui se sont peu à peu mués en centres de responsabilité budgétaire. Cette dérive ne permet plus de distinguer des centres auxiliaires des centres principaux.
L’ABC devrait permettre de résoudre les inefficiences des systèmes traditionnels de calcul des coûts, par la prise en compte de trois dimensions : la hiérarchisation des coûts indirects, la distinction entre coût des ressources utilisées et nécessa ires,ainsi que la mise en évidence des coûts inutiles. La prise en compte de ces trois dimensions n’est possible que par l’organisation du contrôle de gestion sur la base des activités de l’entreprise. L’ABC apporte une connaissance pertinente du coût des produits par une affectation plus r igoureuse des charges indirectes, au travers des activités. Les activités sont des tâches homogènes caractéristiques d’un processus de réalisation de la chaîne de valeur et deconsommation des ressources.La première difficulté de l’ABC consiste à identifier les différentes activités et à les regrouper en un ensemble homogène non répétitif représentant un centre de gestion opérationnel. Il s’agit de la notion d’activité de niveau unitaire ou élémentaire (unit level activities) développée par Cooper7. Ces activités élémentaires sont regroupées en fonction d’inducteurs de coûts définis comme les facteurs influençant le niveau de performance d’une activité et sa consommation de ressources. L’émergence d’une technique telle que l’ABC provient de la prise de conscience du vecteur de profit que peut représenter le produit grâce à l'identification des coûts lors de sa conception. 80% des coûts sont engagés avant le lancement de la première unité en production.
Redaction Babfinance
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