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Les outils de gestion: où en sommes nous? |
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Il existe une quantité non négligeable d’outils de gestion dans les organisations. Mais où en sommes nous ?
On est en droit de se demander d’où vient ce besoin de toujours tout formaliser, quitte à se retrouver face à des situations et des choix plus difficiles à évaluer. Certes, d’un côté on éprouve le besoin de se conférer à un modèle et des calculs rationnels, et d’un autre côté on s’en méfie… Les organisations ont certes suivi des phases de mutations mais les outils et leur signification semblent eux aussi avoir évolué. Autrefois, il s’agissait de stabiliser le fonctionnement de l’organisation par l’instrumentation, c'est-à-dire des outils de gestion. Mais face à des modèles qui ne répondaient pas forcément aux attentes, et dont la rationalité apparaissait comme une inadaptation, les acteurs des organisations ont pris la mesure des lacunes et ont adopté de nouvelles conduites. Il est indéniable que depuis le début du siècle, les entreprises ont vécu des phases de rationalisation successives. Tout d’abord avec le taylorisme qui formalisait le travail luimême. On attribue souvent au Japon l’invention d’une approche inverse visant au contraire à,rechercher une souplesse croissante et une minimisation des moyens lourds, coûteux et peu réactifs. Le fonctionnement et l’organisation des entreprises ont évolué, qu’en est-il des systèmes de calculs de coûts ? Quel est le mieux adapté aujourd’hui ? Il pourrait exister autant de solutions que d’entreprises… Pourtant, les outils conventionnels paraissent dérisoires et parfois incapables à répondre à une démarche gestionnaire car incomplets. Qu’ils s’agissent de tableaux de bord ou de modèles plus sophistiqués d’aide à la décision, la difficulté est toujours la même : représenter au plus près du réel les activités. Construire un indicateur de productivité incontestable est impossible si on sort des hypothèses simplificatrices… Les outils de gestion ne sont pas parfaitement rigoureux, ils ne sont que la traduction de synthèses. Plusieurs scénarii sont imaginables, dans lesquels on pourrait s’attendre à ce que soit, les organisations se plient aux prescriptions issues des outils de rationalité, soit elles abandonnent ces mêmes outils, soit elles les redéfinissent de manière plus construite. Il semblerait que ce soit la dernière proposition qui soit la plus répandue…
Redaction Babfinance |