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On parle de coûts complets lorsque ces coûts calculés tiennent compte de toutes les charges supportées par l’entreprise...
Les différents types de charges
2.1 Les charges directes
Ce sont des charges qui peuvent directement être affectées à un coût précis. On entend par coût précis, une main d’œuvre, un coût d’atelier mono produit, un prix d’achat de matières premières… En général, pour ces charges directes, il n’y a pas d’ambiguïté possible.
2.2 Les charges indirectes
Il s’agit de charges de la classe 6 du plan comptable général. Ces charges seront imputées dans les différents coûts selon leur origine. Il est fréquent, dans certaines entreprises, que les numéros de comptes de ces charges soient codifiés en fonction du coût de destination, voire de l’atelier pour lequel telle ou telle charge a été faite.
Il existe quelques charges de la classe 6 qu’il est difficile d’imputer de la sorte, on parlera de charges non incorporables (voir plus bas).
2.3 Les charges supplétives
Il s’agit là de charges qui ne font pas partie de la classe 6 mais qui sont assimilées à des charges afin de refléter au maximum la réalité des coûts, ce sont, par exemple, les charges liées à l’exploitant : la rémunération de l’exploitant.
2.4 Les charges non-incorporables
Ce sont les charges qui n’interviennent pas dans le calcul des coûts analytiques. Ces charges sont pourtant ndans le plan de comptes de l’entreprise (classe 6 donc) mais on ne peut les affecter à un poste analytique.
Il s’agit, par exemple, de certains amortissements – éléments de décoration, espaces verts…, de charges exceptionnelles – liées à une indemnisation lors d’un procès…)
2.5 Les charges incorporées
Ce seront donc les charges que l’on pourra affecter normalement. On peut donc chiffrer, de manière générale, le montant total de ces charges :
Charges incorporées = total des charges de la classe 6 + charges supplétives – charges non incorporables.
2.6 Les centres d’analyse
Les coûts pourront être ventilés en « centres d’analyse » – on parle aussi de sections – Ces centres correspondent à des unités de travail (un magasin, un rayon, un atelier…) résultant des la division physique de l’entreprise. La comptabilité analytique d’exploitation fait référence à ces centres afin d’effectuer une comptabilité budgétaire. Les experts comptables demandent à ce que ces centres correspondent à un pouvoir de décision afin de mieux responsabiliser le personnel. Exemple : si deux ateliers sont sous la même direction, on prendra les deux ateliers comme UN seul centre d’analyse.
On pourra trouver des répartitions de prestations entre les centres d’analyses afin de mieux calculer les coûts propres à chaque centre. On parlera alors de sous-répartition.
Le PCG préconise un découpage des centres d’analyse de type fonctionnel dont la finesse dépendra de la taille de l’entreprise. Par ailleurs il s’agira d’estimer les coûts comparés des ces centres d’analyse (comparaison dans le temps et par rapport aux autres centres)
2.7 Les unités d’œuvre
2.7.1 Principe
Pour mesurer l’évolution d’un coût, l’importance relative ou absolue, le mieux consiste à établir une forme de calcul.
Exemple : Les charges d’un atelier par rapport aux nombres d’heures de main d’œuvre directe. On aura donc comme « u o » (unité d’œuvre) l’heure travaillée.
Si tel atelier a connu un coût global de 16 000 euros et que 8 000 heures ont été travaillées durant la période considérée, l’ u o sera de : 16 000 / 8 000 = 2
2.7.2 Le choix de l’unité d’œuvre
On trouvera, selon l’entreprise :
- l’heure de main d’œuvre
- l’heure machine
- l’unité de fourniture travaillée
- l’unité de produit élaboré (produit ou simple pièce)
3 Les étapes du calcul des coûts complets
3.1 Le coût d’achat
Il correspond aux achats auxquels on ajoute les frais d’achat ; à noter que les achats font, selon la logistique de l’entreprise, l’objet d’un stockage. Le coût de ce stockage (coût de possession du stock) sera intégré aux frais d’achat.
3.2 Le coût de production
Il incorpore les frais liés à la production que l’on ajoute au coût d’achat :
Coût d’achat + frais de production = Coût de production
Il faut faire ressortir ici, la différence entre la notion de « frais » et celle de « coût ».
Un frais est ponctuel et indépendant de son processus, un coût englobe l’amont, on part d’un existant et on ajoute le suivant dans le processus.
Par ailleurs, on peut insister sur la méthode de valorisation (FIFO ou CMUP – voir fiche « les stocks ») des stocks des produits de tout type, tant les matières premières que les produits semi-finis ou finis.
3.3 Le coût de revient
Ce sont les frais de distribution qui vont intervenir à cette étape du calcul des coûts. Les frais de distribution correspondent à la fonction « vente » dans l’entreprise. On tiendra compte des éléments de gain de parts de marché même s’ils ont échoué. Exemples : la publicité, les enquêtes hors zone de chalandise.
Selon les secteurs d’activité, les entreprises connaîtront de grandes différences quant aux parts de chacun de ces coûts, en effet, une entreprise de services verra son coût d’achat proche de zéro mais ses frais de distribution seront élevés.
3.4 Le résultat analytique d’exploitation
C’est la différence entre le prix de vente et le coût de revient. Attention au calcul du prix de vente ! Il convient de tenir compte de réductions accordées et des ristournes de fin d’année car elles amputent le chiffre d’affaires et pourraient fausser les calculs.
3.6 Le rapprochement entre la comptabilité analytique et la comptabilité générale
Les centres d’analyses fixés, la compta analytique (classe 9) sera nomenclaturée selon les centres retenus afin de pouvoir regrouper des types de charges autrement que selon le PCG.
Un rapprochement entre les deux comptabilités, générale et analytique, est nécessaire afin d’être sûr que tout est bien imputé et que l’ensemble des charges est bien affecté.
Babfinance
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