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COMMENT FINANCER LES INVESTISSEMENTS ? Un dossier Babfinance.
FINANCEMENT A LONG TERME Introduction COMMENT FINANCER LES INVESTISSEMENTS : Ne pouvant se contenter de leur seul autofinancement, les entreprises ont :
- RECOURS AUX RESSOURCES INTERNES INVESTIES PAR LES ASSOCIES (capital social, bénéfices réinvestis …), MOBILISEES SUR LE MARCHE FINANCIER (émission d’actions) ET EN APPARENCE GRATUITES
- RECOURS AUX RESSOURCES EXTERNES EMRUNTES AUPRES DU MARCHE FINANCIER (emprunts-obligataires) OU AUPRES DES ETABLISSEMENTS FINANCIERS (emprunts bancaires et concours bancaires à court terme) GENERATRICES DE CHARGES FINANCIERES
FINANCEMENT A LONG TERME VIA LE MARCHE FINANCIER : Emission d’actions DEFINITION : titre de propriété à revenu variable (dividende et avoir fiscal) représentatif d’une prise de participation dans une société
DROITS RATTACHES AUX ACTIONS :
- droit aux assemblées générales (droit de vote), - droit à l’information (comptes rendus, rapports annuels…), - droit d’éligibilité aux fonctions d’administrateurs, - droit pécuniaire aux dividendes, - droit de souscription préférentiel pour l’ancien actionnaire en cas de nouvelles émissions d’actions, - droit aux distributions d’actions gratuites lors d’augmentation de capital - droit de disposer librement de ses actions qui sont cessibles à tout moment soit de gré à gré, soit par l’intermédiaire d’un marché secondaire situé à la Bourse (la multiplication des actions existantes par le cours donne ainsi la capitalisation boursière qui, divisé par le bénéfice total donne le PER)
FINANCEMENT A LONG TERME VIA LE MARCHE FINANCIER : Augmentation de capital
DEFINITION : l’augmentation du capital en numéraire généralement contre espèces est le moyen privilégié de financement à L.T. d’une entreprise saine
AVANTAGES :
- collecte de fonds sans apports d’informations abondantes et précises, - ressources quasiment non remboursables, - rémunération souple et facultative. - droit pécuniaire aux dividendes,
AUGMENTATION PAR NOUVEAUX APPORTS :
-apports de biens matériels ou immatériels, -émission d’actions d’apports en « paiement » à la valeur nominale (+) prime d’apport éventuelle -évaluation par des commissaires aux apports. AUGMENTATION PAR INCORPORATION DE RESERVES :
- réserves : primes d’émission, primes d’apports, bénéfices réinvestis... - deux méthodes : élévation du nominal (simple jeu d’écritures, aucune incidence boursière) et distribution d’actions gratuites (émission de droit d’attribution cotés en Bourse pour garantir l’égalité de tous les actionnaires).
AUGMENTATION PAR SOUSCRIPTION D’ACTIONS NOUVELLES :
- apport de nouvelles ressources pour l’entreprise, - émission de droit préférentiel de souscription (différence entre cours actuel de l’ancienne action et cours théorique de l’action nouvelle) => garantie d’égalité de tous les actionnaires, - cotation du droit de souscription.
AUGMENTATION PAR CONVERTION D’OBLIGATIONS EN ACTIONS
FINANCEMENT A LONG TERME VIA LE MARCHE FINANCIER : Emprunt-obligataire DEFINITION : obligation = titre de créance émis par une société, une collectivité publique, l’Etat sur le marché primaire et négociable sur le marché secondaire (Bourse).
CARACTERISTIQUES DES OBLIGATIONS CLASSIQUES :
- émission à la valeur nominale (pair) multiple de 100 Frs et base du calcul des intérêts versés annuellement (coupon) selon l’application d’un taux nominal ou facial fixé au départ, - possibilité d’émission en dessous du pair (prime d’émission) ou de remboursement au dessus du pair (prime de remboursement) - date de souscription = date de règlement pour le souscripteur, - durée de vie (10 à 20 ans) = temps compris entre la date de souscription et la date de fin de l’emprunt (remboursement du nominal), - maturité = temps compris entre aujourd’hui et date de fin, - remboursement total in fine ou par tranches par tirage au sort. TITRES « DERIVES » DES OBLIGATIONS CLASSIQUES :
- obligations à coupon zéro : émission à un prix très inférieur au nominal pour compensé l’absence de paiement d ’intérêt, - obligation à coupon unique : intérêts capitalisés et versés in fine - obligation convertible en action, obligation à taux variable, indexé...
TAUX ACTUARIEL BRUT : taux de rendement pour l ’obligataire
- taux qui égalise le prix de l’obligation avec la somme des revenus futurs actualisés qu’elle génère (coupon et remboursement du nominal). Son calcul est identique au TRI d’un investissement
COÛT REEL DE L’EMPRUNT-OBLIGATAIRE POUR L ’EMETTEUR
- taux de revient qui tient compte des intérêts versés, de la prime de remboursement (ou d émission) éventuelle, des frais d ’émission, des commissions de garantie, de placement, frais annuels de service du titre...
SENSIBILITE (S) :
- variation en pourcentage du prix d’une obligation (DP/P) pour une variation du taux d’intérêt de 1 point (D i) - par exemple, si les taux baissent de 1point (passe de 7% à 6%), le cours d’une obligation de sensibilité -4,5 montera de 4,5 % alors que celui d’une obligation de sensibilité -3 ne progressera que de 3%. - formule de la sensibilité = D/(1 + i) => pour un i constant, plus D est fort plus S est fort
DURATION (D) : - horizon durant lequel, quelque soit l’évolution des taux (i), la valeur globale de l’obligation et des coupons réinvestis est la même ; - sur cette période l’investisseur aura dégagé de son investissement un taux de rentabilité égal au taux actuariel annoncé au moment de l’émission ; - l’obligation est alors immunisée contre le risque de fluctuation des taux d’intérêt durant cette période
FINANCEMENT A LONG TERME VIA LE SYSTEME BANCAIRE : Emprunt classique RÔLE des BANQUES = INTERMEDIAIRE DE BILAN (différence entre organismes spécialisés et banques).
OFFRE des BANQUES :
- Crédits à moyen terme (2 à 7ans) et long terme (> 7 ans)
- Financement exclusivement des investissements corporels et besoins d’exploitation rattachés
MODALITES D’EMPRUNT :
- montant (maximum de 70 % du programmes hors taxes), - durée (souvent équivalente à la durée d ’amortissement comptable), - taux d’intérêt fixe ou variable, - existence de commission éventuelles (re-facturation de frais), - frais de dossier et garanties (hypothèques, cautions, abondement…)
FINANCEMENT A LONG TERME VIA LE SYSTEME BANCAIRE : Crédit-bail
DEFINITION : technique de financement qui permet à une entreprise d ’utiliser un actif de production dont elle n ’est pas propriétaire moyennant un loyer (une redevance) au loueur.
MODALITES DU CREDIT -BAIL :
- l’entreprise choisit le matériel et le fait acheté par la société de crédit-bail - contrat à durée déterminée (amortissement du bien ) avec promesse unilatérale de vente à l’échéance (levée éventuelle de l’option de d’achat) - loyers constants, progressifs ou même saisonniers, - loyers soumis à T.VA. Et inscrits en charges externes, - loyers fiscalement déductibles.
AVANTAGES DU CREDIT -BAIL :
-financement intégral, -permet une croissance rapide sans immobilisation de fonds, -procédure rapide, -permet d’échapper au phénomène d’obsolescence,
INCONVENIENTS DU CREDIT -BAIL :
- le coût, - l’absence d’actifs dans le bilan.
Redaction Babfinance
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