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Vers la fin de l'argent facile en bourse ? |
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Alors que traditionnellement les introductions en bourse insufflaient un soufle positif sur la bourse de Casablanca avec un accroissement du volume et la hausse des indices il semblerait à présent que l'on assiste à une inversion de tendance.

Cela a d'ailleurs été très marqué avec le titre SNEP, dernière société en date à coter sur le marché marocain en attendant GSI Maroc, qui a connu une semaine très difficile avec un véritable plongeon. Habituellement les titres nouvellement introduits connaissent une période de grace où aux réservations à la hausse succèdent des hausses de cours importantes qui propulsent généralement assez rapidement le titre vers les 50% de gain, avant de voir les échanges se stabiliser autour d'un prix d'équilibre.
Or pour l'entreprise SNEP l'etat de grace n'a pas duré plus d'une semaine, on est passé du point culminant du titre de 1 663 dhs le 09 novembre à seulement 1 400 dhs ce vendredi 16 novembre, soit une performance depuis la cotation du titre ramené à un poussif 12% de gain. Si l'on ajoute à cela le faible nombre de titres attribués lors de l'introduction, avec 2 à 3 titres pour la plupart des particuliers, on s'aperçoit que l'intérêt de participer aux introductions n'est plus aussi marqué qu'auparavant pour les investisseurs. Faut il y voir un début de désintérêt des particuliers pour le marché marocain ? La question mérite d'être posée , mais à mon sens cette période de transition s'avère nécessaire et permettra un certain retour à la raison avec la fin des 50% de hausse en une ou deux semaines et l'on devrait se diriger vers une situation plus normale lors des introductions avec des taux de satisfaction plus satisfaisants pour les investisseurs, loin des 0.5% ou 1% de mise sur les dernières opérations. Les sociétés de bourse, les banques et les autres intervenants de la bourse de Casablanca devraient à présent se pencher vers le développement d'outils permettant l'investissement à moyen terme comme les plans d'épargne action défiscalisé, ou bien les OPCVM investis en action. Surtout que le risque guette de voir une partie des nouveaux investisseurs alléchés par les performances d'Addoha et de CGI se détourner de la place marocaine dès 2008 avec la probable application du taxe sur les plus values à 20% au lieu de 10% actuellement.
Source: Marocbourse.blogspot |