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Sursourscription : Point noir de la bourse de Casablanca |
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Alors que les introductions en bourse sur le marché de Casablanca n'ont jamais été aussi nombreuses avec pas moins d'une dizaine de nouvelles entrées de sociétés à la cote...
Le problème persistant de sur liquidité du marché marocain revient sans cesse comme un sérieux point de blocage au développement futur d'une épargne populaire. En effet lors des récentes introductions le taux de satisfaction des personnes physiques n'a jamais dépassé les 10% avec même un point critique atteint lors de l'arrivé de la société Involys où 2 857 635 actions furent demandées par les particuliers pour seulement 50 909 offertes soit un recors de sous satisfaction des souscripteurs avec un décevant taux moyen de satisfaction de la demande de 1.78%.
Ces résultats successifs peuvent sembler de première abord comme une forte confiance des investisseurs dans la qualité du papier proposé et donc qui devrait naturellement encourager le public à suivre le développement actuel du marché financier marocain mais à y regarder de plus près cela pourrait au contraire provoquer une désaffection des marocains pour les nouvelles introductions compte tenu d'une satisfaction toujours décevante. Ce résultat contradictoire de favoriser les entreprises marocaines à entrer en bourse à travers des incitations fiscales de réduction d'impôts sur les sociétés allant de 25% pour une cession de titres à 50% pour une augmentation de capital sur une période de 3 ans (à condition de mettre au moins 20% du capital de l'entreprise en bourse, la prorogation de cet avantage au delà de la fin 2006 est d'ailleurs toujours en discussion au Ministère des Finances où l'on dit que le ministre de l'économie Fathallah Oualalou pourrait donner son accord pour 3 années supplémentaires)et la faiblesse du nombre de personnes physiques satisfaites à chaque introduction en l'absence de seuil minimal de satisfaction pourrait au final conduire à l'échec de l'entré des prochains prétendants.
Après le retour de la taxe sur les plus values de 10% et la possible fin de l'avantage fiscale aux sociétés souhaitant entrer sur le marché marocain il ne faudrait pas que le désamour des particuliers du fait d'une satisfaction minimaliste et d'un manque d'informations de la part des entreprises viennent s'ajouter à ce scénario noir au moment où la bourse de Casablanca est sous le feux des projecteurs avec l'effet Addoha, la prochaine arrivé du groupe Chaabi, les nouveaux brokers agréés et le futur marché à terme.
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