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C’est un vrai casse-tête.
Tous les porteurs d’actions se demandent où la Bourse va les mener et ce qu’il faut faire pour gagner beaucoup sans rien perdre. La question est bien logique, sauf que ce n’est pas la logique d’une Bourse. Le marché est euphorique, comme la majorité des secteurs économiques, dont il ne fait d’ailleurs que refléter l’humeur. Les épargnants, grands ou petits, comme les institutionnels raisonnent largement par anticipation, ce qui est nouveau. En effet, durant des décennies, le Maroc était trop prudent, trop «attentiste» et le voilà devenu audacieux, casse-cou peut-être. Comment savoir si l’on a déjà été trop loin avec des cours déjà sur-évalués, ou si, au contraire, il y a encore des marges de gain, parce que les entreprises vont faire d’excellents bénéfices en 2007, 2008?… Comment décider de vendre tout de suite alors que les actions vont peut-être gagner encore un peu plus? Il y a autant d’arguments pour agir dans un sens qu’il y en a pour agir dans l’autre. En Bourse, la correction suit aussi sûrement la hausse, qu’après la nuit vient le matin, à la différence qu’on ne sait pas quand. Le seul avis qui a peut-être une utilité dans la situation actuelle, c’est d’aller regarder vers les valeurs qui ne sont pas de grandes vedettes, mais dont les fondamentaux sont solides. Histoire de répartir les risques… mais au risque d’un manque à gagner.
Source: Leconomiste |