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Les « big four » de l’audit (Deloitte, Ernst & Young (E&Y), KPMG et PricewaterhouseCoopers (PwC)) concentrent 92 % ...
Les « big four » de l’audit (Deloitte, Ernst & Young (E&Y), KPMG et PricewaterhouseCoopers (PwC)) concentrent 92 % des honoraires de commissariat aux comptes du CAC 40 et semblent ne pas subir la crise. Néanmoins, ils donnent des tendances mitigées pour l’exercice 2008-2009 qui a été clôturé entre fin mai et fin septembre. En effet, si Mazars, le numéro cinq, annonce une croissance approximative de 4 %, les quatre autres évoquent plutôt « une légère progression » (Deloitte), une certaine stabilité (PwC), une activité identique voire un peu moindre (KPMG) et un recul du chiffre d’affaires global (E&Y). Jean-Luc Decornoy, président du directoire de KPMG SA, fait le constat que « L’audit n’a pas encore beaucoup souffert car les négociations tarifaires s’achèvent traditionnellement à l’automne. » mais il prévoit que « La situation sera plus difficile dans les mois qui viennent, du fait d’une pression très forte sur les honoraires. ». Yves Nicolas, directeur général chez PwC Audit confirme cette analyse. Néanmoins, la crise ne semble pas remettre en cause le modèle de développement des gros cabinets. Une place plus ou moins importante est laissée aux activités complémentaires de l’audit tel que le conseil, avec le développement de certaines spécialités (accompagnement des entreprises en difficulté, mission auprès du secteur public, …) Parallèlement, des mesures radicales ont du être prises : plan de départs volontaires, baisse des objectifs de recrutement, absence de promotion pour les profils expérimentés, … Concernant les rémunérations, ont constate que la partie fixe est souvent bloquée et que les primes baissent. Les projets de localisations font quant à eux l’objet d’une grande discrétion.
LAURIN, Amélie, L'Agefi Hebdo, 27/08/2009, n° 192, p. 20-21 |