|
La régularité et la sincérité des comptes est une des préoccupations majeures de tout dirigeant vu l’impact de ceux-ci sur l’image de l’entreprise à l’égard des bailleurs de fonds, clients, actionnaires, et des autres tiers.

L’examen analytique constitue un moyen efficace pour répondre à cet objectif. Il s’agit d’une technique fondée sur l’existence d’une relation logique entre les données comptables, et, par conséquent, contribue à fournir des éléments de preuve que les données provenant du système comptable sont complètes et fiables.
D’ailleurs, cette technique est largement utilisée dans l’audit. Les auditeurs y ont recours à différents stades de leur mission. En effet, ces derniers, obligés d’effectuer des travaux de vérification par sondage, s’y référent souvent pour mieux connaître l’entreprise, pour identifier les domaines de risques potentiels et pour collecter des éléments probants sur la vraisemblance ou sur le caractère raisonnable des comptes individuels ou des groupes de comptes.
Alors quelles sont les techniques d'examen analytiques:
Nous avons:
- La revue de vraisemblance. - Les comparaisons de données absolues. - Les comparaisons de données relatives (ratios). - Les analyses de tendances.
La Revue de vraisemblance : La revue de vraisemblance consiste à procéder à un examen critique des composantes d’un solde (ou d’un journal ...) pour identifier celles qui sont, à priori, anormales. A titre d’exemple, on peut citer : - un compte client sans nom ; - une écriture débitrice dans un compte normalement créditeur ; - un libellé incohérent ; - ... Cet examen critique permet au décideur de détecter à temps et d’expliciter les anomalies flagrantes, mais il n’est en aucun cas suffisant à lui seul pour prouver qu’un compte ou un document comptable ne contient pas d’anomalies. En effet, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’anomalie apparente qu’il n’en existe pas de cachées.
La Comparaisons de données absolues:
Les données absolues sont des données considérées pour elles- mêmes et non par rapport à d’autres éléments de références. Ces données, prises en tant que telles, peuvent faire l’objet de diverses analyses : - par rapport à la (ou les) période(s) antérieure(s), pour déterminer si l’évolution est cohérente ; - par rapport à un budget, pour savoir si les objectifs fixés ont été atteints ; - par rapport aux mêmes données dans des entreprises comparables, pour identifier les particularités de l’entreprise. Les Comparaisons de données relatives (ratios):
Les données relatives supposent qu’il existe une relation directe entre une donnée et un élément de référence et que cette relation reste fixe. Cette relation est généralement calculée sous forme de pourcentage. Ces ratios peuvent être analysés : - seuls (il en est ainsi, par exemple, des ratios de structure financière qui peuvent être significatifs en tant que tels) ; - par rapport à la (ou les) période(s) précédente(s) ; - par rapport à un budget ; - par rapport aux statistiques du secteur ; - par rapport à des données non financières.
Les analyses de tendances:
Les analyses de tendances consistent à procéder aux différentes analyses décrites précédemment, mais en général sur des périodes plus longues (plusieurs années) pour essayer d’en tirer des règles plus précises sur les relations qui existent entre les données utilisées et de prévoir les chiffr es de la période en cours tels qu’il résulteraient de l’application de ces règles. On peut, par exemple, analyser la progression des ventes sur plusieurs exercices pour déterminer un taux de progression normal ...
Vous avez des questions n'hésitez pas à nous écrire.
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Redaction Babfinance
|