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Big Four et cabinets indépendants : l'exception de la France |
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Depuis la disparition d'Arthur Andersen en 2003, la domination des Big Four au niveau mondial est incontestable...
Depuis la disparition d'Arthur Andersen en 2003, la domination des Big Four au niveau mondial est incontestable. Dans le cas de la France cette domination est également une réalité. En effet, Ernst & Young et KPMG auditent respectivement 23 et 13 entreprises du CAC 40. Les régulateurs s'inquiètent de cette concentration néfaste aux principes d'une " saine concurrence " et des solutions sont envisagées : certains proposent la scission des grands cabinets en deux ou trois blocs indépendants en fonctions des zones géographiques d'autres proposent de faire évoluer la réglementation afin d'éviter l'étouffement des petits cabinets. La limitation de la responsabilité des auditeurs permettrait notamment aux cabinets moins importants de proposer leurs services aux grands acteurs du monde de l'entreprise. Cette situation est moins préoccupante en France où l'obligation d'avoir deux commissaires aux comptes à conduit à l'émergence de cabinets indépendants. Le groupe français Mazars, par exemple, qui est le 5ème cabinet d'audit en France, audite à lui seul 14 entreprises du CAC 40. Il bénéficie d'un réseau international dans 38 pays avec un chiffre d'affaires de 575 millions d'euros en 2005-2006. Les cabinets indépendants mettent en avant la qualité de leurs services à échelle humaine et leur complémentarité technique. René Ricol précise que " pour survivre et se développer, un cabinet indépendant comme le nôtre doit faire des choix d'activité, ne pas évoluer sur le même spectre que les grands ".
REIBAUD, Réjane - L'Agefi Hebdo n° 61, 06/12/2006, p. 20-23
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