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Apparu depuis presque trois décennies aux USA, le Benchmarking vise à comparer ses propres pratiques managériales avec celles des rivaux qui excellent dans le domaine concerné.
Une entreprise pourrait évaluer ses activités pour savoir si elles actionnent de manière performante et si quelques-unes d’entre elles sont appelées à subir une reconfiguration en comparant leurs niveaux de production et de résultats financiers à un indicateur de référence ou un benchmark en anglais.
Dans cette optique, il convient toutefois de se préoccuper de la manière dont les activités internes sont planifiées et exécutées. Il faut aussi déterminer vers quels objectifs évoluent-elles, à quelle politique elles adhérent, le niveau de qualité conçue et la performance perçue. En résumé, il s'agit d'analyser ses processus et leur finalité, les rendre comparables et les comparer avec ceux des meilleurs. Le Benchmarking est donc la recherche de la meilleure pratique professionnelle, qui conduit à des performances supérieures.
Le Benchmarking procède en trois étapes : La première étape consiste en une collecte de données de gestion concernant l'exercice comptable à comparer. Cette requête s'adresse aux directions financières. Le choix des données doit être guidé à proportion, de part et d’autre, entre la pertinence de leur interprétation et la prestesse de leur collecte. « Un conducteur de voiture qui regarde son tableau de bord doit trouver rapidement une information pertinente pour conduire: il veut contrôler sa vitesse, le niveau de réservoir de carburant ou le besoin d’une nouvelle vidange d’huile pour le moteur »
Le gestionnaire financier de l’entreprise est intéressé de savoir que son chiffre d’affaire global comprend un pourcentage de bénéfice respectueux, que le chiffre d’affaire de l’activité Maintenance est au dessus de 30% ou que les charges ont réduit de 5% par rapport à l’exercice précédent. Avec ces données, des ratios de comparaison sont calculés pour les rubriques suivantes avec le souci de fournir des comparaisons inédites et significatives : • Les activités industrielles; • Les charges ; • La sous-traitance.
La deuxième étape du Benchmarking comprend:
– Un redécoupage circonstancié mais virtuel de l'organisation de l'entreprise en activités de base comparables entre elles, regroupées en macro-activités principales (Approche processus);
– L'affectation, à ces activités de base, des effectifs utilisés pendant l'année concernée et exprimés en ETP (équivalents temps plein).
Remarques : Lorsque le nombre de rivaux comparés sera suffisant, des études plus poussées pourront être entreprises pour mieux appréhender l'intérêt d’adopter la médiane ou le mode plutôt que la moyenne, et pour ce qui concerne la mesure de la dispersion, de travailler en déciles ou en écart-type plutôt qu'en valeurs extrêmes.
La troisième étape du Benchmarking comprend une analyse de la manière dont les activités sont menées. Celle-ci permet de comprendre pourquoi l'entreprise est "performante" ou pas. Cette démarche conduite à son terme permet un haut niveau de compréhension des processus à améliorer ainsi que de la manière de les rendre plus "efficients". Le Benchmarking consiste donc pour une entreprise à : • recenser et situer les activités réalisées • Bien analyser ses propres processus ou approches • Comparer ses processus, pratiques et résultats: – entre ses différents services ou sites (le Benchmarking interne), – avec les autres entreprises (le Benchmarking fonctionnel et concurrentiel) • Agir pour rejoindre ou dépasser les meilleurs.
Sur le plan du management, le Benchmarking donne des éléments mesurés et comparés pour une évaluation pérenne de la performance. Le Benchmarking met à disposition des éléments objectifs et quantifiés pour : • convaincre ses cadres de l'existence d’opportunités potentielles • orienter leurs actions • mesurer leurs résultats • reconnaître l'excellence de certains services ou fonctions • récompenser les meilleurs pratiques
le Benchmarking permet au dirigeant de : • justifier sa bonne gestion ou du moins de la bonne maîtrise de la situation • justifier les plans d'actions • orienter le choix d’entreprendre, d’entretenir ou annuler certains investissements
Source: Internaute: Mr M. BERRISSOUL pour Babfinance |