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La crise est venue bouleversée les méthodes traditionnelles d'évaluation des entreprises...
En effet, la fiabilité des marchés financiers est remise en cause et les normes comptables IFRS ne suffisent plus. D'après Philippe Leroy, PDG de Détroyat Associés, deux méthodes existent pour valoriser les entreprises : - La méthode analogique, qui consiste à comparer avec une entreprise similaire, notamment quand elle est fait l'objet d'une transaction ; - La méthode intrinsèque, qui revient quant à elle à retenir des flux de cash-flow auxquels sont appliqués un taux d'actualisation. Hors, ces méthodes sont inapplicables en temps de crise. La première faute de comparatif dans un contexte où les transactions sont quasi nulles. La seconde car, d'une part, l'anticipation des gains sur laquelle elle repose est quasi impossible dans la situation actuelle ; d'autre part en raison du fait que le taux d'actualisation prend en compte des paramètres de marchés tels que la prime de risque et que non seulement il existe différentes méthodes pour la calculer mais qu'en outre, la variation des marchés est tellement importante qu'il est difficile de retenir ce critère. Le constat est donc fait de la nécessité d'une autre approche, passant par l'évaluation des actifs incorporels et des différents éléments non inscrits au bilan mais participant à la création de valeur dans l'entreprise. Alan Fustec, dirigeant du cabinet Goodwill-Management, distingue les éléments suivants : capital client, capital humain, capital partenaire, capital savoir, capital actionnaire, capital environnemental, valeur des marques, capital organisationnel et système d'information.
Source: BOULARD, Pascal, La Tribune, 09/02/2009, n° Supplément, p. 1-3 |