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Conseil interne et conseil externe |
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Conseil interne et conseil externe ont une vocation commune :
Ils réalisent leur mission dans et à travers une relation client qu’ils influencent, mais sur laquelle ils n’ont pas d’autorité. Ils n’ont pas les clés du management des situations, qui restent aux cadres et dirigeants de l’entreprise.
La différence majeure est que le conseil interne est impliqué dans cette relation d’autorité, alors que le consultant externe est indépendant, même s’il doit prendre en compte le jeu des différents acteurs.
Les consultants internes doivent trouver un équilibre permanent entre leur niveau d’engagement et leurs nécessaires objectivité, distance, confidentialité et neutralité identiques à celles des consultants externes.
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| Dedans |
Dehors |
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La position des consultants internes est paradoxale : ils doivent être à la fois alignés sur l’organisation, les valeurs de l’entreprise et se positionner en marge pour pouvoir apporter un regard extérieur.
Ce qui fait la qualité du conseil interne, c’est d’être différent du business traditionnel de l’entreprise.
Les consultants internes doivent faire face à une différence essentielle : leurs clients sont aussi des collègues ou des amis.
La manière dont le consultant est perçu personnellement en interne impacte la relation client.
L’une des différences majeures entre conseil interne et conseil externe : le consultant interne part avec un capital de relation.
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Les dirigeants veulent connaître les tendances et préoccupations du marché et préfèrent avoir affaire à quelqu’un d’extérieur au système.
Les cabinets externes se heurtent parfois au principe du Not invented here.
La qualité des relations personnelles et du fit culturel influe considérablement sur le choix des consultants externes, au-delà de la méthodologie et de la marque.
L’une des différences majeures entre conseil interne et conseil externe : le consultant externe doit développer ce capital au cours de la mission.
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Autres points communs et différences
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Conseil interne |
Conseil externe |
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Compétences
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Les consultants internes sont plutôt des généralistes.
Les consultants internes sont valorisés pour leur connaissance intime et leur compréhension de l’entreprise. Ils sont reconnus pour leur pragmatisme.
Le client attend du consultant interne des prestations personnalisées
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Les consultants externes sont valorisés pour leur haut niveau de spécialisation.
Mais
Les entreprises ne sont plus prêtes à financer la période d’imprégnation de l’entreprise par les cabinets externes.
Le client attend du consultant interne les meilleures pratiques, mais également des prestations personnalisées.
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Légitimité
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Il est difficile d’être prophète en son pays.
Les consultants internes doivent être des messagers courageux et apprendre à faire entendre des feed back au client.
Les consultants internes sont plus vulnérables, ils ont grandi dans l’entreprise et ont vocation à y rester même en cas d’échec.
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Les consultants externes sont valorisés pour leurs compétences et leur expérience au-delà des frontières de l’entreprise.
On leur fait confiance car ils sont extérieurs aux problèmes qui se posent.
Les consultants externes sont plus légitimes pour faire passer des messages aux dirigeants.
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Succès
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C’est le client qui définit la règle du succès pour le consultant interne. Le consultant interne doit se sentir responsable du résultat, mais laisser le succès au client.
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Le succès est atteint quand le client est en mesure de poursuivre seul le projet et que le consultant lui a transféré ses compétences et expertises.
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Temps
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La relation client est conçue sur le long terme.
Les consultants internes ont la possibilité de faire un suivi du projet et de le voir mené à son terme.
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Quelque soit leur niveau d’implication, les consultants externes sont par nature voués à quitter l’entreprise une fois leur mission achevée.
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Les modes de coopération possibles
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De plus en plus, les entreprises mixent conseil interne et conseil externe, tout au long de la vie de leurs projets ou créent des équipes communes. Les effets sont positifs pour tous : les coûts sont réduits, les cabinets conseil connaissent plus rapidement l’organisation et la culture client, ils rencontrent moins de lenteur dans la mise en œuvre, les consultants internes se forment aux méthodes et savoir faire conseil auprès des cabinets.
Activité en plein développement, le conseil interne n’a pas vocation à remplacer le conseil externe. Contrairement à bien des idées reçues, le conseil interne ne réduit pas la consommation de conseil dans une entreprise, mais celui-ci sera mieux consommé.
La plupart des cabinets ne considèrent pas le conseil interne comme un concurrent mais comme un partenaire technique et un conseil politique ou tactique pour conduire et faire accepter les projets.
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