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Les perspectives d’évolution de l’activité économique apparaissent au terme...

Les perspectives d’évolution de l’activité économique apparaissent au terme des cinq premiers mois de l’année fort contrastées. Outre l’incidence des chocs externes plus ou moins marquées sur certaines activités les plus exposées, le déficit pluviométrique important observé depuis le début de la campagne agricole constitue l’une des données majeures qui déterminera dans une large mesure les développements conjoncturels dans les périodes à venir. L'économie nationale, entamant à peine un cycle de croissance assez régulier à la faveur d’une dynamique conjoncturelle positive tant au niveau interne qu’externe, se trouvera de nouveau confrontée à de fortes pressions récessives. Les pronostics établis par le Centre Marocain de Conjoncture sur la base des données actuellement disponibles prédisent une quasi-stagnation de l’activité pour l’ensemble de l’exercice. L'impact de l'aléa climatique qui reste encore déterminant pour une bonne part des activités de production et de demande pourra cependant être, en partie, atténué, dans le contexte particulier de l’année en cours, par certains développements relativement favorables tant au plan de l’environnement économique interne qu’externe.
Freinage de la croissance en 2007
Hausse prévisible du PIB de 0,4 %
Les hypothèses portant sur les principaux facteurs d’anticipation de l’activité économique conjuguées à la situation de sécheresse persistante depuis le début de la campagne agricole permettent de prédire une forte contraction de l’activité économique par rapport aux résultats exceptionnels de l’exercice précédent. Le taux de croissance projeté pour l’année 2007 ne dépasserait guère 0,4 % et s’apparente plus à une quasi-stagnation de l’activité considérée globalement. Cette perspective implique une forte inflexion dans le sentier de croissance sous l’effet principalement de l’aléa climatique. Cette inflexion apparaît d’autant plus forte qu’elle intervient après une année marquée des performances particulièrement élevées. On rappellera en effet que l’année 2006 devait s’achever sur une croissance atteignant selon les dernières estimations du Centre Marocain de Conjoncture 7,8 %, soit le plus fort taux enregistré depuis plus d’une décennie.
Configuration fortement différenciée des activités sectorielles
La configuration sectorielle des perspectives économiques en 2007 fait apparaître une dynamique fortement contrastée dans le système productif avec une différenciation assez marquées entre les activités relevant des secteurs primaire et secondaire. La valeur ajoutée agricole afficherait sur la base d’une récolte céréalière réduite à mois de 30 millions de quintaux une forte baisse estimée sur la base des données actuelles à 22,9 %. Le secteur des industries manufacturières progresserait, quant à lui, à un rythme légèrement plus soutenu que celui de l’exercice précédent, soit un taux de croissance en volume de 4,2 %. Les activités du bâtiment et travaux publics devraient poursuivre l’élan pris ces dernières années avec l’expansion que connaît l’habitat social ainsi que les programmes étatiques en matière d’infrastructures de base. La valeur ajoutée de ces activités devraient enregistrer une progression de 7,9 % au terme de l’année 2007. Il en est de même des secteurs du transport, des télécommunications et des autres services marchands dont les niveaux d’activité seraient tirés par une demande soutenue des entreprises et des ménages ainsi que par le développement des activités des industries de transformation, du bâtiment et du tourisme. Enfin, le secteur du commerce, tirant profit de la dynamique des activités secondaires ainsi que des importations, devrait évoluer au cours de l’année 2007 dans des conditions plus favorables et réaliser une croissance de 5 %. Au total, l’ensemble des activités non-agricoles progresserait au taux moyen prévisionnel de 5,6 % et permettraient ainsi d’atténuer la forte contraction du secteur primaire.
Source: conjoncture.ma |