|
Les établissements à accès ouvert de l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah (USMBA) accueillent cette année près de 7.500 nouveaux bacheliers auxquels s’ajoutent quelque 1.080 nouveaux inscrits dans le système sélectif: Faculté des sciences et techniques (FST), Ecole supérieure de technologie (EST), Ecole normale supérieure (ENSAF), Faculté de médecine et de pharmacie (FMP).
Les établissements à accès ouvert de l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah (USMBA) accueillent cette année près de 7.500 nouveaux bacheliers auxquels s’ajoutent quelque 1.080 nouveaux inscrits dans le système sélectif: Faculté des sciences et techniques (FST), Ecole supérieure de technologie (EST), Ecole normale supérieure (ENSAF), Faculté de médecine et de pharmacie (FMP).
Selon Taoufiq Chadi Ouazzani, président de l’université, cette année sera marquée par la mise en place «du master», deuxième palier de la réforme. S’agissant des établissements à accès ouvert (facultés de droit, des lettres et de sciences), 41 masters furent accrédités par la Commission nationale de coordination de l’enseignement supérieur. En plus de 9 autres masters en sciences et techniques pour le cas de la FST, soit 50 masters accrédités au total. «Ce résultat place l’Université SMBA en tête de toutes les autres universités», indique Ouazzani. Et d’ajouter: «18 de ces masters sont à vocation professionnelle (36%)». A noter que l’accès à ces masters est sélectif moyennant des critères académiques de mérite et ouvert à l’ensemble des licenciés de l’ancienne comme de la nouvelle réforme. Par ailleurs, l’application de la réforme dans les établissements à accès régulé sera mise en œuvre dès cette année pour ce qui concerne l’EST et la FST et, certainement l’année prochaine pour ce qui concerne la Faculté de médecine et l’Ensaf. Il s’agit d’une réforme qui restructure les cursus sous forme de modules, de filières et de semestre avec la particularité que les FST adoptent le système LMD (licence, master, doctorat) et passent donc à une licence en sciences et techniques en trois ans puis un master en sciences et techniques en deux ans. «L’intérêt de cette réforme est de favoriser les passerelles entre établissements à accès ouvert et à accès régulé tout en donnant plus de visibilité au dispositif de formation de l’université», explique le président. 2006-2007 marquera une nouvelle ère de formation. En effet, l’université participera activement au plan de formation «Offshoring Maroc 2010» en assurant la formation de 455 cadres et techniciens dans 8 des 14 profils définis. Elle se prépare également à répondre à l’offre de formation de cadres ingénieurs et assimilés prévus par l’initiative 10.000 ingénieurs en 2010 et prépare son dossier par un groupe d’enseignants-chercheurs représentant le pôle scientifique et technologique universitaire constitué des composantes FST/FS/EST/Ensaf. Parmi les priorités de l’USMBA figure aussi la mise en place du projet Fès Technovalley, dont elle est partenaire avec le Conseil régional. Les deux entités mettront en place un Groupement d’intérêt économique (GIE) qui décidera aux destinées des recherches menées et centres TIC. Ce GIE regroupera outre le Région et l’université, la commune, la préfecture de Fès, la CDG, la CGEM et le groupe Attijariwafa. Son siège logera au sein de l’USMBA qui se chargera désormais de la gestion de la Technopole. Enfin, l’université qui fut sélectionnée comme membre du réseau des experts de l’INDH «continuera d’appuyer les programmes locaux et régionaux de ce chantier de règne, et de participer à tous les projets structurants de la région auxquels elle est associée (Fès Technovalley, Technoparc TIC, Moukawalati...)», conclut Ouazzani.
Règlement
La réinscription des étudiants de la quatrième année (ancien régime) est soumise à un strict règlement. De fait, les étudiants qui n’ont pas réussi la quatrième année de licence de l’ancien régime ont le choix entre les deux possibilités suivantes: soit le reversement dans le nouveau régime et le bénéfice de dispense des matières acquises (dont la moyenne est supérieure à 10/20) sous forme de modules et/ou éléments de module. Ou alors, la réinscription uniquement pour passer les examens de la quatrième année de l’ancien régime avec la possibilité de suivre des cours dans des éléments de modules correspondants aux matières enseignées jadis dans l’ancien régime. Les étudiants ont la possibilité d’encadrement dans certaines matières de l’ancien régime exceptionnellement dans des cas spécifiques.
Youness SAAD ALAMI|L'Economiste |